Inazuma Eleven (DS)

Titre : Inazuma Eleven
Titre original : イナズマイレブン
Sortie Japon : 22 août 2008
CERO rating : A (tous publics)
Développeur : Level-5
Plateforme : Nintendo DS

Gôenji Shûya (à gauche) et Endô Mamoru (à droite) : voici le nouveau duo magique de football sorti tout droit des studios de développement de Level-5, le développeur japonais basé à Fukuoka.
Ces noms ne vous disent rien? C’est bien normal, nos deux héros ont pris en 2008 la relève de Olive & Tom (qui approchent doucement des 30 ans de carrière depuis leur création, en 1981 dans Shônen Jump !).
La recette est à peu de choses près la même que celle qui a fait le succès de Captain Tsubasa, avec les rôles inversés. Notre héros, Endô, jeune homme plein d’entrain passionné par le foot, va participer au tournoi national de foot avec son école, la Raimon chûgakkô, avec l’objectif de gagner le grand tournoi national appelé Football Frontier, là où les meilleurs s’affrontent sur la pelouse. La seule différence avec le manga de Takahashi, c’est que le héros est ici gardien de but, et son acolyte (qui est au départ un rival, cela va de soi…) un attaquant redoutable.
Un cadre très « shônen manga », complètement repompé sur Captain Tsubasa, mais en version 2008 !
Sans vouloir rentrer dans les détails et faire un test complet du jeu, je souhaiterais tout de même énumérer les principaux points forts et défauts du jeu, qui a été pour moi l’un des tout meilleurs jeux de l’année 2008 (même si je l’ai terminé le 17 février 2009…). L’occasion pour nous de vous présenter notre formule Ptitest, dans laquelle nous nous focalisons sur les points forts et les points faibles d’un titre plutôt que d’en écrire des tartines.
Rappelons que Inazuma Eleven 2 sortira le 1er octobre prochain, sur DS toujours. L’occasion de faire le premier avant de se pencher sur sa suite, qu’on espère tout aussi passionnante.
Les plus :
+mélange excellent de RPG et de football, avec un gameplay qui suit à merveille.
+un univers attachant, terriblement bien réalisé, et des personnages charismatiques au possible : une touche artistique vraiment unique qui fait toute la différence, avec des personnages auxquels on s’identifie immédiatement.
+le dynamisme sur le terrain, l’enchaînement des actions et techniques spéciales, et plus généralement, un rythme de jeu global bien calibré entre phases de matchs et phases d’exploration/dialogues.
+des techniques spéciales de folie, superbement mises en scène en 3D, avec une foultitude d’effets abracabrantesques, de quoi renvoyer Tsubasa et Wakabayashi au vestiaire (bon, là j’exagère, disons que c’est un autre style, mais tout aussi efficace !).
+des musiques sympas, et certains thèmes (notamment vers la fin du jeu) vraiment jolis. Qui est derrière cette bande-son à l’apparence anodine mais terriblement efficace? Yasunori Mitsuda.
+plus de 1000 personnages à recruter, via un système de recrutement bien pensé.
+des centaines d’objets et d’équipements, des coffres à dénicher un peu partout dans la huitaine de zones que comprend le jeu, etc.
+scènes cinématiques jolies avec voix digitalisées de bonne facture.
+entre 20 et 30 heures de jeu pour la première partie.
+les parties à deux en Wi-Fi, où la stratégie prend une autre dimension.
+des challenges bonus après avoir fini le jeu, de quoi booster encore un peu plus une durée de vie déjà bien conséquente.
Les moins :
-un peu trop facile, ce qui rend parfois répétitives les séances de matchs, car léger manque de challenge.
-de fait, passer du temps à recruter de nouveaux joueurs ne sert à rien, car on a vite fait de trouver 11 joueurs aux statistiques homogènes, qui resteront titulaires tout au long du jeu sans avoir besoin d’en intégrer de nouveaux à l’équipe.
-scènes cinématiques peu nombreuses et pas extraordinairement bien compressées.
-parfois un peu niais, avec des dialogues moralisateurs de shônen manga qui tournent un peu en rond.
A se procurer d’urgence à une condition : aimer à la fois le foot et les RPG.















