Archéologie du jeu vidéo
Archéologie du jeu vidéo : voici notre premier dossier jeux vidéo, qui reprend en quelques paragraphes l’histoire du jeu vidéo, de ses origines (multiples) dès l’après-guerre, à l’arrivée de la Playstation de Sony au milieu des années 1990.
Et le 7ème jour Dieu créa le jeu vidéo, heu oui, en fait non, c’est plutôt environ 2 189 900 jours plus tard que Dieu créa le jeu vidéo. Ou plutôt que Willy Higinbotham créa le jeu vidéo (pour les non-croyants). Oui car en fait il faudra attendre 1958 pour voir apparaître ce qui peut être interprété comme la première tentative réussie de création d’un jeu vidéo. Mais sur ce point tout le monde n’est pas tout à fait d’accord. Les historiens ne s’attardent guère sur la question de son invention. Mais rien que pour toi cher lecteur, Muge-Nihon est fier de t’annoncer que nous nous sommes penchés sur la question, pour ne pas dire tombés dedans (dans le sujet et pas dans la marmite), et que nous avons essayé d’en faire une biographie détaillée (du sujet, pas de la marmite), car le jeu vidéo n’a pas toujours rimé avec industrie de masse.
Au commencement
Tout d’abord donnons-en une définition : récipient avec couvercle qui à la différence d’une casserole ne possède pas de manche mais en général des anses, dans lequel on….Heu non, là je me trompe de sujet (mais pourquoi je tiens absolument à parler de marmites moi). Jeu vidéo : jeu interactif pouvant fonctionner sur un ordinateur personnel ou sur une console autonome. Mais nous n’allons pas nous intéresser à l’informatique car nous remonterions alors beaucoup trop loin dans le temps. Penchons nous plutôt sur l’aspect ludique et nous pourrions alors dire que l’histoire du jeu vidéo débute en 1951 aux Etat-Unis. Ralph Baer, employé de la société Loral Electronics (parce qu’il le vaut bien), fut chargé de mettre au point le téléviseur le plus perfectionné au monde. Ralph Baer tente alors d’innover et décide d’incorporer à son téléviseur un moyen de jouer. Ce qui rendait alors son produit complètement unique, perfectionné et révolutionnaire. Mais le projet fut refusé et ce qu’il créa ne fut en fin de compte qu’un simple téléviseur semblable à tout produit de l’époque. Baer n’a donc pas marqué l’histoire par ce qu’il inventa mais par l’idée qui naquit en lui (comme quoi il en faut peu pour changer son destin). Quelques années plus tard, Higinbotham (William de son prénom et physicien de son état) programma un jeu de tennis qu’il nomma Tennis Programming (certains disent Tennis Willy et d’autres Tennis For Two). Ce jeu vidéo, que l’on peut considérer comme précurseur, fut élaboré sur un oscilloscope et n’avait pour but que de divertir les employés pendant les pauses (ne serait-ce pas une once de jalousie que je décerne en vous ?). Higinbotham ne jugea pas opportun de breveter son invention. Nous sommes en 1958 et William se rendra vite compte de son erreur. Continuons de parcourir le temps, et rendons-nous en 1962 sur un DEC PDP-1. Premier mini-ordinateur qui ne fut pas moins qu’une révolution par son écran vectoriel, ses performances et surtout sa taille (c’est à dire qu’il n’encombrait pas toute une pièce). Le DEC PDP-1 fut élaboré par Steve Russel (à ne pas confondre avec Kurt) et accueilli Spacewar. Mais celui qui a sans aucun doute su changer son destin porte le nom de Nolan Bushnell (photo ci-dessous).
Apres avoir essayé Spacewar, il conçut la première borne d’arcade avec Computer Space. Mais ce qui le fit vraiment entrer dans l’histoire fut en 1971 le très célèbre PONG (encore un jeu de tennis), qui sera le tout premier succès commercial conquis par un jeu vidéo. Ceci sera le déclenchement de la vague qui submergera le marché. Dès 1979, de nouveaux jeux firent leur apparition, des titres qui ne vous sont pas inconnus et qui resteront à tout jamais gravés dans nos mémoires. Venu tout droit du Japon, Space Invaders (je sais pas si c’est le fait d’avoir marché sur la lune qui leur fait ça mais ils aiment les jeux dans l’espace à cette époque-là) sera suivi de légendes comme Frogger, Asteroids ou Pac Man.
Dieu le père
Mais alors officiellement à qui revient la paternité de la marmite ? Pardon du jeu vidéo ? En 1958 William Higinbotham ne pense pas à faire breveter son invention, qui officiellement lui aurait valu le titre de père du jeu vidéo. Le débat éclate aux Etats-Unis quelques années plus tard. On retrouve dans plusieurs textes les revendications de Ralph Baer, qui gagne un nombre conséquent de procès contre Atari et Nolan Bushnell, ainsi que contre Nintendo. Cette série de procès va permettre à certains inventeurs comme l’ingénieur du MIT, Steve Russell, et le physicien William Higinbotham de se faire connaître. Baer se rend compte qu’il n’est pas seul et dans un texte qu’il publie en 1999, il rappelle que l’invention d’Higinbotham ne se joue pas sur un écran de télévision mais sur un oscilloscope. Exposant la définition du jeu vidéo telle qu’il la voit « comme quoi le jeu vidéo utilise le procédé vidéo » , selon lui W.H ne fit que reprogrammer le mouvement balistique en connectant l’ordinateur analogique à ce fameux oscilloscope. Il précise que suite à la seconde guerre, les armées allemandes et américaines se servaient déjà de ce système, et qu’il est donc impossible de le qualifier de jeu vidéo. D’après Baer, Higinbotham n’est le père que « d’une curiosité de laboratoire ». Il en est de même pour Steve Russell : n’ayant aucun brevet, il ne peut prétendre être le père. Baer reconnaît néanmoins qu’il fut le premier à programmer un jeu. Si on s’en remet à ce qu’il dit « Seuls deux hommes peuvent revendiquer la paternité du jeu vidéo : Nolan Bushnell et Ralph Baer. Bushnell construisit un jeu d’arcade (Computer Space) qui utilisait un raster-scan TV monitor Display. Le jeu ne fut pas un succès. Je suis venu avec le concept de jeu sur interface télé standard en septembre 1966 (The Brown Box) dont la licence fut créée en 1970 par Magnavox et devint l’Odyssey 1TL200 en 1972. A peu près 100.000 consoles furent vendues cette année par Magnavox. Il y avait là une invention, le développement d’une idée, le marketing de cette idée. Ainsi, je suis clairement le père du jeu vidéo personnel (Home Video Games). Par incidence, la compagnie de Bushnell, Atari, fut la première à prendre une licence sous mon brevet dans les années 70. Le fait que Bushnell développa Pong après avoir joué à un jeu de ping-pong sur une Odyssey 1TL200 à une démonstration de Magnavox de Los Angeles en mai 1972 est aussi bien connu. Je recommande fortement aux sites internet consacrés aux jeux vidéo en particulier de refléter les faits tels qu’ils sont et non de réécrire l’histoire sur de fausses informations. »
Pour moi le créateur du jeu vidéo n’est autre que Dieu le père, qui créa aussi la marmite, mais bon encore faut-il être croyant. Maintenant à vous de choisir, car finalement il est difficile de savoir qui fut le premier.
Récapitulatif chronologique :
- 1889 : création d’une fabrique de carte à jouer (marufuku) par Fusajiro Yamauchi. Intéressant de le souligner par le fait que ces cartes prendront le nom de Nintendo Playing Card en 1951 (la plus courante des significations de Nintendo étant : « les Dieux en décideront » (pour plus de renseignements, cf : L’Histoire de Nintendo 1889-1980 : Des Cartes à Jouer aux Game & Watch, de Florent Gorges, aux Editions Pix’n'Love) ;
- 1951 : Ralph Baer de chez Loral est chargé de créer la meilleure télévision du monde. Il décide d’y incorporer une façon de jouer, mais le projet est rejeté.
- 1954 : Un soldat américain qui se souvient de la popularité des machines à sous et des juke-box pendant la guerre de Corée, fonde la société Service Game et exporte vers le Japon. Dans les années 60 il rachète une fabrique de juke-box à Tokyo. Ses employés japonais vont prendre l’habitude de raccourcir le nom Service Game en SeGa, afin d’en faciliter la prononciation, et David Rosen (plus fort que moi) conservera ce nom définitivement.
- 1958 : William Higinbotham programme, pour son plaisir, dans son Brookhaven National Laboratories, un jeu de tennis sur oscilloscope. Persuadé qu’il ne lui rapportera rien il n’en dépose pas le brevet.
- 1962 : Steve Russel, ingénieur au Massachussets Institute of Technology, invente un mini-ordinateur DEC PDP-1, sur lequel on peut jouer à Spacewar. La même année Nolan Bushnell, étudiant de l’université de l’Utah, découvre Spacewar au laboratoire d’informatique.

- 1965 : Apres avoir essayé Spacewar, Nolan Bushnell conçoit la première borne d’arcade avec Computer Space (photo ci-contre).
- 1966 : Ralph Baer et son équipe qui travaillent pour Sanders Associates, élaborent un jeu qui fonctionne sur télévision. Ils se servent d’un pistolet en jouet pour créer le déplacement d’objets sur l’écran grâce aux cellules photo-électriques.
- 1968 : Baer est récompensé, les droits sont acquis par la société Sanders Associates.
- 1970 : Nolan Bushnell parvient à mettre au point un système adaptable sur télévision. Son jeu prend le nom de Computer Space, et sans l’aide de Ted Dabney il n’aurait pas pu exister.
- 1971 : Le premier jeu d’arcade de l’histoire (Computer Space) est lancé par Nuttings Associates. Mais le public n’accroche pas totalement, le jeu semble être trop compliqué.
- 1972 : En mai la société Magnavox présente son bijou lors d’une convention en Californie. Bushnell est envoyé voir l’Odyssey, persuadé d’être les seuls sur ce concept du jeu vidéo. Bushnell après avoir testé l’Odyssey rapporte que le jeu ne risque pas de leur nuire. La même année Bushnell quitte Nutting Associates car Computer Space n’attire pas grand monde et les dirigeants refusent de lui offrir une trop large part des profits sur son nouveau contrat. Mais Bushnell ne compte pas en rester là et fonde la société Atari, nom issu du jeu de Go, dont Bushnell et Dabney sont très friands. Al Alcorn est engagé dans leur équipe, mais comme Alcorn n’est qu’un débutant, Bushnell lui donne la tâche de confectionner un simple jeu de tennis. Voyant le résultat ils décident que ce serait le premier jeu d’Atari, et pondent le désormais très célèbre Pong, appelé ainsi car Ping-Pong est une marque déposée. Magnavox, vexé, attaque Atari en justice proclamant que Pong est une copie conforme d’un de leur jeu. Atari se doit alors de dédommager Magnavox et par une belle somme obtient l’autorisation de se lancer dans la production commerciale de Pong.
- 1973 : Pong est un succès et Nutting regrette de ne pas avoir accepté les revendications de Bushnell. Dès lors de nombreuses sociétés se lancent dans l’aventure et freinent ainsi l’ascension d’Atari. Ted Dabney apeuré revend ses parts de marché à Bushnell.
- 1974 : Atari innove avec un jeu dénommé Touch Me, boîtier sur lequel sont disposés quatre touches qui s’illuminent aléatoirement et dont il faut retracer la séquence qui s’allonge au fur et à mesure. Véritable échec, Ralph Baer reprend l’idée en associant des notes de musique aux touches. Le jeu sous forme « portable » sera vendu sous le nom de Simon. Ce fut un immense succès et de nos jours encore on peut trouver ce jeu sous différents aspects.
- 1975 : Sears propose à Atari de racheter tous les Pong qui sortiront de l’usine, et Bushnell double sa capacité de production. Le jeu est dorénavant adaptable sur télévision, et cela fera le bonheur des foyers. La même année, le premier jeu d’arcade japonais sort sur un micro-processeur.
- 1976 : Première console utilisant des cartouches. Fairchild Camera & Instruments prône sa Channel F. Death Race 2000, qui sort en salle, ainsi qu’en jeu : film de Paul Bartel avec Stallone, le jeu en reprend le principe, qui est d’écraser un maximum de piétons. Le jeu sera très vite retiré de la vente. Toujours en 1976, Atari est racheté par Warner Communications, mais Bushnell garde sa place.
- 1977 : Atari lance à son tour une console fonctionnant avec des cartouches, le Video Computer System (VCS). Bally tente le coup à son tour mais ne rencontre aucun succès.
- 1978 : Bushnell quitte Atari. Vers mars, Nintendo sort un jeu d’arcade assez simple : Computer Othello. Atari lance le système Trackball, boule imbriquée dans la machine qu’il faut faire tourner entre ses doigts (précurseur de la souris). Midway sort le premier jeu d’arcade qui mémorise les scores : on reprochera même à Space Invaders de provoquer une augmentation de l’absentéisme en cours.
- 1979 : Création de la nouvelle marmite en inox « Tefal » (marque déposée).
- 1980 : Un paquet de programmeurs quittent Atari, car comme chez Disney on ne spécifie pas sur l’emballage les noms des créateurs, mais seulement la marque. Ces personnes se regroupent et fondent Activision. Dans le même temps, l’armée s’intéresse de près au jeu vidéo, et demande à Atari d’améliorer son Battlezone (jeu de char en vue subjective) afin que les soldats puissent s’entraîner. Mais l’intérêt de cette année-là se traouvait au Japon, avec le Pac Man de Namco. Ce fut également le premier jeu à attirer l’attention des femmes. Sega en profite pour sortir son premier jeu sous licence, Missil Command. Autre gros succès, Defender, conçu par Eugene Jarvis, est un jeu de tir horizontal qui intègre un radar.
- 1981 : Création du célèbre Donkey Kong. Nintendo, qui ne décolle pas, a demandé à un artiste japonais nommé Shigeru Miyamoto de s’en occuper. Il s’agit de Jumpman essayant de délivrer sa petite amie des griffes du méchant gorille. Jumpman portera par la suite le nom de Mario en raison de sa forte ressemblance avec Mario Segali, propriétaire des locaux de Nintendo of America. La même année apparaît le premier décès dû au jeu vidéo : un homme meurt d’une crise cardiaque en jouant à Berzek. Arnie Katz et Bill Kunkel créent aux Etats-Unis le tout premier magazine dédié aux jeux vidéo, Electronic Games.
- 1982 : lancement de la Colecovision par Coleco. Très bonne console à cartouche, tant au niveau graphique que sonore, Coleco reçoit alors le soutient de Nintendo qui offre avec la console le jeu Donkey Kong. Atari adapte Pac Man pour la VCS 2600. Le jeu est complètement raté ce qui engendre une grosse déception chez le public. Peu de temps après, Atari sort E.T inspiré du film éponyme. Le jeu se révèle être très mauvais mais Atari pense réussir grâce au succès qu’a eu le film. Grave erreur car le public ne se fait pas avoir et très peu de jeu seront vendus. L’image d’Atari se dégrade chaque fois un peu plus. Atari n’a pas dit son dernier mot et sort la même année la VCS 5200, bien plus puissante que la VCS 2600, bien qu’elle n’apporte aucun intérêt supplémentaire au jeu si ce n’est une meilleure qualité graphique. Les fans sont déçus et Atari touche le fond de la marmite avec un tel échec. Apparaissent avec la Vectrex (de La General Consumer Electronics) les graphismes vectoriels. La Vectrex sera la seule machine de l’histoire à employer cet impressionnant système. Une nouvelle et énième version de Pac Man est disponible, les Américains ne peuvent s’empêcher d’y déposer leur marque et remplacent les fruits mangés par des canettes de coca et des hamburgers. Le jour le plus mémorable de cette année 1982 reste l’annonce d’Atari, qui dit avoir connu une bien mauvaise vente de ses consoles. Suite à cette annonce, le 7 décembre, les actions de la Warner chutent de 32%. Pour la première fois, le jeu vidéo vient ébranler ce gros pilier qu’est la bourse ; le crash qui s’en suivra restera à jamais gravé dans les mémoires des traders de l’époque.
- 1983 : La séquence animée apparaît dans le jeu vidéo. Dragon’s Lair utilise le système de laser disc. Lancement au Japon de l’inoubliable NES (Nintendo Entertainment System), appelée Famicom sur l’archipel nippon. Atari et Nintendo signent un contrat permettant à la Famicom de s’étendre au-delà de l’île. Une concurrence trop fournie dans ce monde du jeu vidéo provoque une baisse des prix des consoles, car les stocks ont du mal à s’écouler, et peu de sociétés résistent. Malgré un avenir en déclin de ce marché, Nintendo commercialise en mai sa console aux Etats-Unis. Suite à un nouvel échec, Atari abandonne le marché de la console pour se spécialiser dans les micro-ordinateurs.

- 1985 : Les États-Unis sont désertés, plus personne ne croit en l’avenir du jeu vidéo, et c’est ce qui permettra à Nintendo de connaître un tel succès inattendu. L’URSS envahit le monde et conquiert les cœurs grâce à un seul jeu nommé Tetris (une création Alexei Pazhitnov et Vadim Gerasimov).
- 1986 : Sega pense pouvoir contrer la NES aux Etats-unis avec la SMS (Sega Master System) qui a déjà connu un certain succès au Japon. Atari change une fois encore son fusil d’épaule et commercialise sa VCS 7800. Mais rien n’y fait, Nintendo garde le monopole peut-être bien aussi grâce à Shigeru Miyamoto, qui, après avoir envoûté le public avec Donkey Kong ou Mario bros., subjugue les esprits avec The Legend Of Zelda (1987 aux USA). Atari est délaissé par de nombreuses sociétés, qui rejoignent Nintendo.
Début d’un grand combat
Nintendo en pleine expansion, Atari plus que sur le déclin, Sega qui tente de se faire une place, le monde du jeu vidéo à cette époque est bien différent de celui des années passées. Une concurrence acharnée va alors apparaître entre Sega et Nintendo, ce qui ne laissera aucune chance aux autres produits : création du Game Boy en 1989 pour Nintendo, de la Genesis (ou Megadrive) pour Sega. Atari ne perce pas avec la Lynx, la société va souffrir de son image, de son manque de prestige, et en découlera l’absence de développeurs qui la soutiendront. En 1990, Nintendo connait une très bonne année avec la cartouche la plus vendue au monde, Super Mario Bros 3. Et si jamais cela ne suffisait pas, la société en remet un coup avec la Super Famicom. La Neo Geo de SNK, pourtant bien plus puissante que les autres consoles, ne fera pas plier le géant Nintendo : son prix et celui de ses jeux causeront sa perte. Dans le même temps, Sega poursuit son développement avec des jeux comme Afterburner, Space Harrier, E-Swat, qui se vendent bien.
En 1991, l’arrivée de Sonic The Hedgehog ne supplante pas Mario, même si l’intérêt que lui porte le public n’est pas discutable. Mais Nintendo ne veut pas laisser à Sega la moindre chance de passer numéro un et sort Street Fighter II (dont je n’ai sûrement pas besoin de vous rappeler le succès). En 1992, Sega lance Sonic 2, qui sera plus qu’une réussite à l’occasion des grandes vacances. Toujours au Japon, une idée germe chez Sony, qui pensait pouvoir développer son lecteur CD sur la SNES en 1992. Mais Nintendo lui préfère Philips, et laisse tomber Sony. Cela, Sony ne l’accepta pas, et dès lors, l’entreprise se mit à travailler sur une console 32-bits basée sur ce même lecteur CD que Nintendo avait refusé et qui devait porter initialement le nom de SuperNes Playstation. Je crois bien que je peux m’arrêter ici car lequel d’entre vous ne connaît pas la suite… ?
Super Nintendo Playstation (croquis de projet, qui n’aboutira pas) (1991).



















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